visites

 

Monsieur le préfet,

Nous nous permettons de vous interpeller encore une fois au sujet du futur parc éolien de Vritz.

En effet, depuis le 17 mars, Paul Boultareau, un riverain qui voit sa maison se retrouver à 500 m d’une éolienne de 126 mètres de haut, a entamé une grève de la faim pour protester contre le manque de concertations et de débats sur les projets éoliens. Il est dommage d'en arriver à une telle action pour commencer à voir s'interroger certains élus.

Nous sommes inquiets de voir que la vie d’un homme passe après le bénéfice de quelques vendeurs de vent peu scrupuleux de l’environnement et de la santé des riverains. Les propriétaires de terrains appâtés par des loyers alléchants sont floués par des baux emphytéotiques. On achète le silence des riverains à coups de menus travaux de terrassement, de plantage de haies, voire même de compensations pécuniaires pour la perte de valeur immobilière.

De qui se moque-t-on ?

Devant le nombre grandissant d’opposants à ces parcs en France mais aussi dans le monde entier, il serait temps de se poser les bonnes questions ! De nombreux témoignages d'éminents ingénieurs tendent à prouver que l’éolien est une énergie dépassée face aux nouvelles technologies.

On s’empresse de toute part de nous planter ces machines avant que le rachat de l’électricité éolienne ne soit revu à la baisse. Les arrêtés de 2008 fixant ce tarif, qui n’ont d'ailleurs pas été notifiés à la Commission européenne, devraient être annulés dans les prochains mois par le Conseil d'État. Ces gâchis financiers ont été reconnus par le Président de la république lui-même lors de la conférence environnementale (Article p.6 « Tempête sur les éoliennes » de l'Economie rurale n°101 de février-mars 2014).

La Grande-Bretagne et l’Espagne ont arrêté la filière éolienne mais ici on continue à empoisonner nos campagnes et la vie de ses habitants.

Nous déplorons que Paul Boultareau se mette ainsi en danger mais nous sommes solidaires et nous soutenons son action. Nous réclamons l’annulation du projet de Vritz tant qu’un véritable débat national sur l’efficacité, la cohérence, la rentabilité, et la réelle utilité publique de l’éolien n’aura pas été instauré.

Monsieur le préfet, ne laissez pas notre beau pays devenir un cimetière d’éoliennes car, dans 15 ans, c’est ce qui risque de se passer. Vous savez très bien que ce n’est pas avec les hypothétiques 50 000 € de dépôt que l’on pourra démonter une éolienne.

Les consciences se réveillent, ne soyez pas le dernier !  
Nous comptons sur votre sens des responsabilités et votre bienveillance.

 

Le comité de soutien à Paul BOULTAREAU